Témoignage
Je me suis rappelé la rencontre de deux jeunes filles belges en 1980 au Maroc, je les avais invitées chez ma famille à Taourirt, et nous sommes repartis ensemble à Al Hoceïma à club Med ou la copie de Marie que Dieu ait son âme en sa sainte miséricorde... j'étais un instituteur dans la périphérie de Tétouan, et nous avons été lié par une très forte amitié Marie et moi, on s'écrivait beaucoup, elle avait un style consolant, apaisant pour moi, j'attendais ses lettres avec intérêt et patience, dans une montagne, seul, dans une cabane isolée, ses lettres me remplissaient de joie et me donner le courage.
J'ai toujours espéré la revoir pour la remercier d'avoir été une vraie personne, une réelle amie avec une générosité de cœur incompatible.
Parmi ses écrits :
" J'ai essayé de t'imaginer, mais il m'est impossible, tu es si loin de moi, entre nous, il y a des montagnes infranchissables, un endroit entouré de sable , ou les chiens hurlent la nuit dans le lointain....ou le vent emporte le sable fin mêlé aux rêves, je reste donc seule avec mes souvenirs auxquels Le temps donne un sens différent "
" Si les rêves n'existaient pas,la vie semblerait bien morte, d'ailleurs les rêves que l'on invente patiemment jour après jour, font partie de l'avenir que l'on ne connaît pas.
Si je ne lisais pas des nouvelles lettres, je relisais des anciennes
Je les avais même apprises ( 74 au total)
Ce soir j'ai voulu cherché comme je l'ai fait auparavant, j'apprends qu'elle est morte, une triste nouvelle certes qui tue l'espoir la revoir, mais elle existera tjs dans mes pensées, il me reste au fond du coeur des souvenirs de beauté et de t ndresse, Marie en fera toujours partie.
Mes condoléances à sa famille, qu'elle repose en paix
Azzeddine Sadki- 02-03-26